jeudi 28 septembre 2017

A propos de la conférence "Rumi et Shams ou l'amour ardent" du 17 octobre

Bonjour,
Beaucoup de personnes, y compris votre humble serviteur, ont dû se demander de quoi il retourne dans cette conférence.
Cékoidonc "Rumi et Shams" ?
Tout le monde n’ayant peut-être pas le temps de faire des recherches chronophages sur la grande toile mondiale pour trouver des informations utiles, je m’y suis collé et j’ai trouvé ceci (en grande partie sur Wikipédia, je l’avoue !) :




Shams ed Dîn Tabrîzî, Chamseddine Tabrizi ou Shams-e Tabrîzî est un mystique soufi iranien né à Tabriz en Azerbaïdjan iranien et mort en 1248. Il est responsable de l’initiation de Jalâl ud Dîn Rûmî, aussi connu sous le nom de Rûmî, Mevlana ou Molana, au mysticisme islamique, et a été immortalisé par le recueil de poèmes de Rumi intitulé Diwan-e Shams-e Tabrîzî (« Les travaux de Shams de Tabriz »). Shams et Rûmî vivaient ensemble à Konya, aujourd’hui en Turquie, pendant plusieurs années, et on sait aussi qu’il a voyagé à Damas, actuellement en Syrie. Certains pensent qu’il serait mort assassiné par des disciples de Rûmî.


Voici un passage qui donnera une idée du style du « Diwân-e-Shams » :

L’arbre et les feuilles poussent hors du sol et parlent ainsi :

Ô Seigneur, tout ce que Tu sèmes, Tu récoltes le semblable”.

S’il te reste un seul souffle, ne sème que l’amour.

Qu’est-ce qui fait le prix de l’homme ? Ce qu’il cherche…

Dis des ghazels tels qu’on les récite cent siècles durant :

Une étoffe tissée par Dieu ne connaît jamais l’usure
(ghazel : dans la poésie turque et persane, court poème lyrique de forme rigoureuse)

La poésie de Rûmî reprend, entre autres thèmes, celui de l’union mystique des soufis. La nécessité de cette union y est présentée comme procédant de la nostalgie de l’origine divine que tout être éprouve : tout esprit, après être descendu en l’existence, tend à revenir vers Dieu dans un mouvement ascendant progressif.
Au début de son ouvrage majeur, Al-mathnawî, poème moral, allégorique et mystique de plus de cinquante mille vers, il explique l’origine et le devenir de l’amour, à travers cette parabole du Ney :

(Le ney est une flûte oblique à embouchure terminale en roseau, originaire d’Asie centrale)

Entends ce doux récit que nous livre le Ney :

De la rupture il plaint la douleur nonpareille.

Il dit :

Depuis qu’on me coupa de mon marais, jadis,

Les humains, homme et femme, à mes maux compatissent.

J’entonne de mon cœur la dolente élégie,

Et, par l’écho de chants, traduis sa nostalgie.

En son errance, ainsi, le cœur de l’homme incline,

Irrépressiblement, vers sa prime origine.


Écoute du jasmin l’austère et dolent thrène,

De la séparation il relate les peines :

Depuis que de mon plant on déroba ma veine,

Je tire les sanglots et des rois et des reines !

(En Grèce antique, un thrène est une lamentation funèbre chantée lors de funérailles, avant de devenir un style à part entière)

Shams Tabrizi dans une copie d'environ 1503 des poèmes de son disciple Rûmî, le Diwan-e Shams-e Tabrizi

Pour aller (encore) plus loin : une émission de France Culture sur ce poète :

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