Martine Brunwig Présentation de la conférence
Dès le XIXème siècle se font entendre la voix de femmes qui réclament successivement le droit à l’instruction, la formation professionnelle pour être mieux rémunérées tandis qu’elles apparaissent progressivement dans des métiers occupés par des hommes et ce, dans tous les domaines. Parmi les conquêtes du XXe siècle, ces pionnières, avec à leurs côtés des hommes qui agissent au titre de la fraternité, obtiennent l’évolution du Code civil qui supprime l’obéissance au mari, le droit de vote et d’éligibilité, l’accès à la contraception ou l’IVG, la lutte contre toutes les violences. Mais à propos où sont-elles dans les lieux de pouvoir ?
Présentation de l’autrice
Martine Brunswig a reçu le titre d’Ancienne élève de l’École du Louvre auquel s’ajoute un certificat de muséologie. Elle est également titulaire de deux masters l’un en droit et l’autre en histoire. Elle a aussi un doctorat en sciences de la terre réussi à l’université Pierre et Marie Curie (Paris VI).
Ancienne Déléguée régionale en Corse puis en Auvergne, à sa retraite elle a été présidente du CIDFF63 puis secrétaire nationale de la fédération des CIDFF à Paris. Autrice, elle a publié en 2024 un ouvrage Elles écrivent ton nom égalité, une autre Histoire de France pour assurer la transmission des savoirs et promouvoir la culture de l’égalité entre les genres.
Elle est à la fois officier de la Légion d’honneur et de l’ordre national du Mérite, une incitation pour elle à poursuivre sans relâche cette mission d’information au nom de l’égalité pour la reconnaissance des femmes engagées qui doivent servir de modèles pour les plus jeunes dans une société en perte de ses repères.
Maggie Brizet-Iyassu nous présentera la vie de la cousine germaine de son grand-père paternel Anaïs-Mauricia Bétant (1880-1964). Elle naît à Thiers dans une famille de couteliers. Déjà toute jeune, elle se fait remarquer pour sa fougue et son audace. Avide de liberté, elle désire découvrir le monde : elle intègre le milieu du cirque et du spectacle, et devient la première femme à faire des numéros aussi spectaculaires que dangereux (femme bilboquet), sous le nom de Mauricia de Thiers.En 1916, elle épouse le critique d'art Gustave Coquiot et devient familière des grands artistes du temps, notamment Suzanne Valadon. Après le décès de son mari en 1926, elle aura une liaison tumultueuse avec l'écrivain Jean de La Hire pendant quelques années. Établie à Othis (Seine-et-Marne), elle en deviendra maire au lendemain de la Libération et le restera 19 années jusqu'à son décès le 14 septembre 1964.
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